CONTEXTE

Les gens grandissent avec internet et internet grandit avec eux. Il se développe. Ce qui semblait extraordinaire il y a quelques années comme l’usage du courrier électronique apparaît aujourd’hui non seulement comme acquis mais encore comme indispensable : les moins de vingt-cinq ne doivent pas imaginer une époque sans courriels, encore moins une époque où ces courriers n’étaient pas infestés de pourriels, comme c’est le cas aujourd’hui, d’où probablement leur nette préférence pour la messagerie instantanée ou les messages courts envoyés par téléphone. Personne n’aurait pu prédire cette évolution comme personne n’aurait pu prédire l’avènement des blogs et des communautés sur internet. 

Cette deuxième « bulle » internet –après l’explosion de la première en 2000- est appelée « web 2.0 », une dénomination apparue lors d’une conférence en 2004 et décrite comme « une attitude plutôt qu’une technologie ». Le « web 2.0 » évoquerait donc plutôt de nouveaux axiomes pour internet, l’émergence de nouvelles pratiques et habitudes de la part des internautes. En cela, il est difficile de bien le définir puisque le concept peut recouvrir plusieurs réalités différentes, même s’il semble acquis que c’est le fait de recentrer l’utilisateur et ses pratiques au cœur de l’internet qui en est le point le plus marquant. Après s’être demandé ce qu’est le « web 2.0 », et étudié les réalités que le concept recouvre, il conviendra d’aborder les technologies qui conditionnent sa mise en place puis d’examiner en quoi et pourquoi on parle de web social ? Enfin, il ne faudra pas manquer d’en souligner les limites et de se demander s’il respecte vraiment ses engagements.